Mai 2026 s’ouvre sous le signe de Cannes.
Le festival commence le 12 mai – et le mois entier en est marqué, avec des sorties qui semblent toutes vouloir exister en regard du grand rendez-vous de la Croisette. Almodóvar en compétition, Salvadori en film d’ouverture, Javier Bardem et Marina Foïs dans un drame espagnol sobre et fort. Le cinéma français, lui, explore ses propres tensions – les années 2020 vues depuis un plateau de théâtre, ou depuis un collège de banlieue parisienne le 16 octobre 2020.
Voici les films à ne pas manquer en mai.
Les dates de sortie peuvent être modifiées par les distributeurs.
6 mai
The Criminals – David Mackenzie
Avec Aaron Taylor-Johnson, Theo James, Sam Worthington
Une bombe non explosée de la Seconde Guerre mondiale est découverte sur un chantier londonien. L’évacuation massive qui s’ensuit devient l’occasion parfaite pour un hold-up. David Mackenzie, réalisateur de Hell or High Water, renoue avec le thriller tendu et bien écrit. Aaron Taylor-Johnson est à sa place.
Pour le plaisir – Reem Kherici
Avec Alexandra Lamy, François Cluzet
Fanny et Tom, mariés depuis 20 ans, voient leur équilibre exploser quand Fanny révèle qu’elle n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide de relever le défi. Comédie française grand public portée par un duo Lamy/Cluzet qui sait ce qu’il fait.
C’est quoi l’amour ? – Fabien Gorgeart
Avec Laure Calamy, Vincent Macaigne
Marguerite accepte la demande de nullité de mariage de son ex pour l’Église – et se retrouve embarquée dans une enquête sur son propre passé. Grand Prix de l’Alpe d’Huez. Laure Calamy, Vincent Macaigne : deux acteurs qui ne se ratent pas quand ils sont bien dirigés.
Mi Amor – Guillaume Nicloux
Avec Pom Klementieff, Benoît Magimel, Astrid Bergès-Frisbey
Romy se rend aux Canaries pour mixer lors d’une soirée techno. À l’aube, son amie a disparu. Un film de disparition, d’atmosphère, de corps qui cherchent quelque chose – le territoire habituel de Nicloux, qui a l’art de transformer les genre-films en quelque chose de plus inquiet.
12 mai – Ouverture de Cannes
La Vénus électrique – Pierre Salvadori ⭐ Film d’ouverture Cannes 2026
Avec Gilles Lellouche, Charlotte Le Bon, Pio Marmai
Paris, années 1920. Antoine ne peut plus peindre depuis la mort de sa femme Irène – qu’il croit avoir causée. Un soir ivre, il tente de la contacter par une voyante, et parle en réalité à Suzanne, une foraine qui improvise. Salvadori (En liberté !, Hors de prix) est de retour avec une comédie dramatique burlesque et touchante, choisie pour ouvrir Cannes 2026. L’un des films les plus attendus du mois.
13 mai
L’Abandon – Vincent Garenq
Avec Antoine Reinartz, Emmanuelle Bercot – Hors compétition Cannes 2026
Le 16 octobre 2020, Samuel Paty est assassiné à la sortie de son collège. Tout le monde connaît le nom – peu connaissent l’homme. Garenq (Présumé Coupable) revient sur les onze derniers jours de sa vie, à la lumière des enquêtes et des procès. Tourné dans le plus grand secret, annoncé quelques heures après le verdict du procès en appel. Un film qui choisit le portrait humain plutôt que la reconstitution judiciaire. Antoine Reinartz porte le film.
16 mai
El Ser Querido – Rodrigo Sorogoyen
Avec Javier Bardem, Marina Foïs, Malena Villa – Compétition Cannes 2026
Un réalisateur acclamé et sa fille, une actrice sans succès, tournent un film ensemble après des années d’éloignement et un passé difficile dont aucun des deux ne veut parler. Sorogoyen (As Bestas) tourne en France avec Javier Bardem et Marina Foïs – une combinaison qui mérite toute l’attention.
20 mai
The Mandalorian & Grogu – Dave Filoni
Avec Pedro Pascal
Le premier film Star Wars issu directement de la série The Mandalorian. Mando et Grogu sur grand écran – pour les fans, l’événement de l’été commence là.
Autofiction – Pedro Almodóvar ⭐ Compétition Cannes 2026
Avec Bárbara Lennie, Leonardo Sbaraglia, Aitana Sánchez-Gijón
Raúl est un cinéaste culte en pleine crise créative. Un drame frappe l’une de ses collaboratrices – et il s’en empare pour écrire son prochain film. Almodóvar en mode méta et intime, à 74 ans, encore en compétition à Cannes. La fidélité du cinéma espagnol au festival depuis trente ans.
Les Goûteuses d’Hitler – Silvio Soldini
Drame historique
Dans les dernières années du régime nazi, des jeunes femmes sont recrutées pour goûter la nourriture d’Hitler avant qu’il ne la mange – au cas où elle serait empoisonnée. Un angle inédit sur la machinerie du pouvoir totalitaire.
27 mai
Le Concert des accusations – Agnès Jaoui
Avec Daniel Auteuil, Agnès Jaoui, Eye Haidara
Dans les coulisses d’une production des Noces de Figaro, une accusation d’agression sexuelle éclate et fracture la troupe. Jaoui retrouve Auteuil pour un film sur les conflits générationnels et les prises de position dans le monde de la culture. Un sujet qui brûle, traité par quelqu’un qui sait écrire les dialogues.
Le Virtuose – Daniel Roher
Documentaire
Doté d’une ouïe exceptionnelle, un jeune accordeur de piano voit sa vie basculer quand son talent attire l’attention de criminels qui l’entraînent dans des cambriolages. Roher, documentariste récompensé pour Navalny, change de registre avec ce récit à la frontière du thriller.
Mata – Rachel Lang
Thriller d’espionnage
Mata, agente du service action de la DGSE blessée lors d’une opération clandestine au Niger, perd la trace de son compagnon capturé. À son retour, elle se retrouve sur une mission de contre-espionnage dans les Alpes. Thriller d’espionnage français, au moment où le genre reprend de la vigueur dans le cinéma hexagonal.
Cannes 2026 ouvre le 12 mai. Jury : Park Chan-wook. Film d’ouverture : La Vénus électrique. Retrouvez notre article complet sur la sélection officielle sur le blog.