Hors Normes

De Olivier Nakache et Éric Tolédano

Avec Vincent Cassel, Reda Kaleb, Hélène Vincent, Alban Ivanov , Benjamin Lesieur , Marco Locatelli, Bryan Mialoundama, Catherine Mouchet, Frédéric Pierrot, Suliame Brahim, Lyna Khoudri, Aloïse Sauvage, Djibril Yoni, Ahmed Abdel-Laoui, Darren Muselet, Sophie Garric

 

LES AUTRES

 

Martin Scorsese a récemment déclaré que l’avenir du cinéma est dans la fiction-documentaire. C’est ce qu’il fait dans son prochain film The Irishman où il raconte l’histoire de Jimmy Hoffa, dirigeant syndicaliste américain, bientôt sur Netflix (fin novembre).

Les frères Nakache et Tolédano ont vu juste dans la réalisation de ce film sur les autistes et l’absence de structures adaptées à leur handicap.
Inspiré de l’histoire d’une amitié et de l’engagement absolu de deux éducateurs, l’un juif, Stéphane Benhamou, l’autre musulman, Daoud Tatou, il raconte leur vie au coeur de deux associations, Le Silence des justes et le Relais Ile-de-France (La Voix des Justes et l’Escale dans le film).  Leur quotidien est fait de courses contre la montre pour aider les enfants et les adolescents autistes à aller mieux.

Les deux protagonistes, l’un juif, Bruno, joué par Vincent Cassel, vit sur la brèche vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour aider à l’accueil d’enfants et d’adolescents autistes et enchaîne  les Shidours (rencards feuj ndlr) quand il peut. Malik, musulman,  joué par Reda Kaleb, s’occupe de la formation d’éducateurs et organise des sorties entre apprentis éducateurs et autistes. Les deux hommes ont la même vision de leur travail et ont le même engagement.
Il n’est pas anodin aujourd’hui de mettre à l’écran ensemble pendant deux heures, un juif (Vincent Cassel porte la kippa et le taleth tout le long du film) et un musulman.
Vincent Cassel et Reda Kaleb sont sensationnels dans leurs rôles et Hélène Vincent en mère épuisée d’un adolescent autiste est bouleversante (la drôle Mme Le Quesnoy « Marie-Thérèse, ne jurez pas ! » de La vie est un long fleuve tranquille d’Étienne Chatiliez).

Le langage est au coeur du film, qu’il s’agisse de celui des jeunes apprentis éducateurs, nouveaux titis parisiens (plus vrais que nature joués par des acteurs non professionnels tels Marco Locatelli dans le rôle de Valentin, et de Bryan Mialoundama dans le rôle de Dylan) et, bien sûr, du sujet principal, l’autisme.

Les réalisateurs sont au plus près des différents protagonistes (on n’est jamais assez près de son sujet, disait le grand photographe Robert Capa). Ils ont réussi un film émouvant, fort, juste et engagé, leur meilleur sans aucun doute.

Ces deux frères ont choisi un combat, les Autres.

 

TRAILER

 

THE OTHERS

 

Martin Scorsese recently declared that future of cinema is in documentary fiction. This is what he does in his next film The Irishman, soon broadcast on Netflix, where he tells the story of Jimmy Hoffa, an American trade union leader.

Nakache and Toledano brothers were right right in making this film about autistic people and the lack of structures adapted to their disability.
Inspired by the story of a friendship and the absolute commitment of two educators, one Jewish, Stéphane Benhamou, the other Muslim, Daoud Tatou, it is about their lives in two associations, Le Silence des justes and Le Relais Ile-de-France (La Voix des justes and l’Escale in the movie).  Their daily lives are made up of time trials to help children and teenagers with autism to get better.

The two protagonists, one Jewish, Bruno, played by Vincent Cassel, lives, twenty-four hours a day on the breach to help in the reception of autistic children and adolescents and continues the Shidours (Jewish dates) when he can. Malik, a Muslim, played by Reda Kaleb, is in charge of educator training and organizes outings between apprentice educators and autistic people. Both men have the same vision of their work and have the same commitment.
It is not insignificant today to put on the screen together for two hours, a Jew (Vincent Cassel wears the yarmulke and taleth all along the film) and a Muslim Reda Kaleb.
Vincent Cassel and Reda Kaleb are sensational in their roles and Hélène Vincent, the exhausted mother of an autistic teenager, is overwhelming (the funny Mrs. Le Quesnoy « Marie-Thérèse, ne jurez pas! » from Étienne Chatiliez La vie est un long fleuve tranquille).

Language is at the heart of the film, whether it is the language of young apprentice educators, new Parisian titis (more real than life played by non-professional actors such as Bryan Mialoundama as Dylan and Marco Locatelli in the role of Valentin) and, of course, the main subject, autism.

The directors are as close as possible to the various protagonists (we are never close enough to our subject, once said the great photographer Robert Capa). They made a moving, strong, fair and committed film, their best without a doubt.

These two brothers chose a fight, the Others.

 

TRAILER

 

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