The Cakemaker

via Le Festival du Cinéma Israélien de Paris The Festival of Israelian Movie ofParis

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Director, Offir Raul Graizer
With, Sandra Sade, Sarah Adler, Stephanie Stremler, Tim Kalkhof, Zohar
14 March 2018

Extrait

The Cakemaker commence à Berlin. Oren, israélien en voyage d’affaires, se rend à régulièrement dans un salon de thé pour savourer les déliceux gâteaux de Thomas. Leur histoire commence autour de l’amour de la pâtisserie.  Mais Oren vit à Jérusalem, est marié et père d’un jeune garçon, Itaï, qu’il adore et  souhaite continuer de mener une double vie.  Un jour, tout s’arrête. Oren meurt dans un accident de voiture, en Israël. Thomas, effondré, se rend alors à Jérusalem. La femme d’Oren, Anat tient un café.  Il se fait passer pour un étudiant en quête d’un petit boulot et se fait embaucher…

Les gestes et la cuisine sont au coeur du film. Lorsque les mains de Thomas malaxent, il explique qu’il faut « traiter la pâte d’une certaine façon », et prend du plaisir à la préparer, à la toucher. Ses mains sont constamment dans le champ de la caméra. Par sa façon de fimer ses épaules et ses mains, Thomas dégage une sensualité permanente. Seuls les gestes comptent. Seuls eux ne mentent pas.
Le réalisateur alterne lumière crue et lumière pâle pour filmer l’apparence des personnages en contradiction avec qui ils sont réellement. Anat possède un café homologué casher mais ne mange pas casher. Thomas trouve une place dans la vie d’Anat et lui ment lorsqu’elle lui demande s’il a connu son mari. La communication réelle entre les individus est non-verbale. Ainsi, seule la mère d’Oren comprend la raison de sa présence à Jérusalem et tout est dit dans son regard.
Offir Raul Graizer pose la question des relations entre Israël et l’Allemagne. Encore aujourd’hui, les relations sont compliquées. Thomas, allemand et non-juif, est mal perçu par Moti, l’ami religieux d’Anat. Mais pour le réalisateur, l’Allemagne et Israël ont des points communs : un passé sans cesse mêlé au présent, la présence de murs, qui, même détruits à Berlin, est encore prégnant dans les relations entre les individus.
Les langues sont compartimentées entre les personnages : l’allemand entre les amants, l’hébreu entre les israéliens et l’anglais sert de langue de transition, de communication entre Anat et Thomas. Mais la cuisine transcende le langage. Les gâteaux de Thomas font le succès du café. Thomas séduit par son talent de pâtissier.
Les acteurs sont justes et véhiculent la subtilité de l’histoire entre deuil, espoir et mensonge. Le film nous touche car l’histoire est moderne, bien jouée, et l’esthétique magnifique.
La musique est joliment composée par le jeune musicien Dominique Charpentier.
The Cakemaker a été sélectionné dans cinquante-six festivals.

 

« The Cakemaker » begins in BerlIn. Oren, an Israelian business man, goes in a pastry shop each time he comes to Berlin to taste and savour the cakes baked by Thomas. Then he falls in love with the young cakemaker. It’s the beginning of their love story. But Oren lives in Jerusalem, is married and father of young boy, Itaï whom he cherishes more than anything. He wants to keep his life going this way. One day, everything stops. Oren dies in a car accident in Israel. Thomas decides to flight to Jérusalem. Oren’s wife, Anat host a coffee. She’s mourning but she’s trying to live despite the grief. Thomas meets her and pretends to be a foreign student looking for a job….

Gesture and cooking are at the heart of the movie. When Thomas’ hands kneads, he explains that « it should be treated in a certain way » and he enjoys the preparation and the touch of it. His hands are constantly in the camera’s range.  By the way the director’s films his broad shoulders and his hands, Thomas exudes a constant sensuality. Only gesture matters. Only them don’t lie.

The director switches between a raw light and a pale one to show the appearance of the characters in contradiction with who they are truly. Anat owns a casher coffee but doesn’t eat casher food. Thomas fits in Anat’s life and lies to her pretending that he didn’t know his husband. The only one who understands the reason of Thomas’presence is the mother of Oren and shows it in a look.
Offir Raul Graizer asks the question of the relationships today between Israel and Germany. They are still complicated. Thomas, non Jewish German is not well-regarded by Moti, the religious friend of Anat. But for the director, Germany and Israel have common features : strong ties to their past, always connected to the present, walls, destroyed in Berlin, but always present in the city cut in half and in the relations between people from the East and the West.

The languages spoken are divided according the characters : German between the lovers, Hebrew between the Israelian and English, an area of transition and strong ties between Anat and Thomas. But baking transcends the language and boundaries between people. Thomas’ cakes make the coffee successful. Thomas seduces by his skills in baking. The actors play sincere and convey the subtlety of this story which mix mourning, hope and lies. The movie affect us us because the story is modern, well played and the aesthetic treatment of the image is beautiful.
The music is well composed by the young musician Dominique Charpentier.
« The Cakemaker » has been selected in 56  festivals.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catégories Drama

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