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Bandes de filles

Bandes de Filles….Vic a comme seul exutoire, son football américain. Lorsqu’elle rentre chez elle, deux petites soeurs finissent de dîner dans la cité du Clos Français.

Bandes de filles

La boum des cités

 

Son grand frère violent rentre tard et toutes les trois ont peur de lui. La mère travaille jour et nuit et a depuis longtemps renoncé à suivre la scolarité de ses filles. 
Comme Abdellatif Kechiche, la réalisatrice Céline Sciamma montre le rôle essentiel joué par l’école.

L’échec scolaire et la vie de Vic bascule. Elle rencontre une bande de filles. Auprès d’elles, elle trouve réconfort et assurance. La seule façon de s’imposer est la violence verbale ou physique. Sa situation paraît sans issue.
Vic est le pendant actuel de la Vic des années 80 dans les cités. Les filles font tout comme les hommes, elles se battent, se lancent des défis, volent et s’insultent. C’est leur seule façon de se faire respecter du genre masculin. Ou se marier.

La réalisarice nous emmène dans un univers où tout est régis par la violence. Et lorsque Vic explique à sa professeur : «Vous ne pouvez pas comprendre. Ce n’est pas de ma faute. », tout est dit. Le système tel qu’il existe dans les banlieues ne lui laisse aucun échappatoire. Seuls quelques délires dans une chambre d’hôtel font vibrer les jeunes filles, actrices débutantes, touchantes et talentueuses.

«Bandes de filles» est un film beau, réussi, porteur d’un appel au secours pour ces jeunes femmes en quête de liberté et d’égalité aujourd’hui.

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