rentrée 2026

Rentrée 2026 : les films et séries à voir

 

Rentrée 2026 : les films et séries à voir, au cinéma et en streaming

La rentrée 2026 s’annonce dense pour les cinéphiles, dans la continuité de notre sélection de l’été 2026. Plutôt qu’une simple liste de dates, cet article revient sur ce qui se cache derrière chaque sortie : une inspiration autobiographique, une rupture qui a marqué un tournage, un cinéaste qui règle ses comptes avec Hollywood. De quoi choisir en connaissance de cause. En salle, des films remarqués au Festival de Cannes 2026 croisent un reboot horrifique, une franchise fantastique culte et la transformation la plus commentée de la carrière de Tom Cruise. Côté streaming, le retour d’une série culte israélienne côtoie une plongée dans les grandes heures de l’université de Vincennes. Voici la sélection de Movie in the Air pour composer un programme de rentrée 2026 à la fois populaire et exigeant, avec pour chaque titre le contexte, l’angle, la bande-annonce et la date.

Cette rentrée 2026 mêle volontairement grand écran et petit écran, blockbusters et cinéma d’auteur. Chaque titre est daté et situé sur sa plateforme ou dans ses salles. Les dates concernent la France métropolitaine et peuvent varier selon les territoires.

1. Adieu monde cruel, de Félix de Givry : coup de cœur de la rentrée 2026

Félix de Givry signe son premier long métrage, après avoir coécrit et produit Arco d’Ugo Bienvenu et incarné le héros d’Eden de Mia Hansen-Løve. Milo Machado-Graner, révélé dans Anatomie d’une chute, y interprète Otto, un collégien de quatorze ans confronté au harcèlement scolaire. Après une tentative de suicide ratée, Otto se cache plutôt que de rentrer chez lui, avant que Léna, une camarade de lycée jouée par Jane Beever, ne le reconnaisse une nuit et ne l’abrite en secret.

Le projet naît d’une discussion entre le réalisateur et une amie sur les disparitions volontaires, avant de se teinter d’une dimension plus intime : Félix de Givry a confié s’être inspiré de son propre passage au collège, marqué par le harcèlement. Cette matière personnelle infuse une œuvre que la critique salue pour sa poésie sur la rencontre et l’amour, choisie pour clôturer la Semaine de la Critique à Cannes 2026. Notre coup de cœur de cette rentrée 2026.

Au cinéma le 9 septembre.

2. La Vie d’une femme, de Charline Bourgeois-Tacquet

Charline Bourgeois-Tacquet retrouve la Compétition cannoise six ans après Les Amours d’Anaïs. Léa Drucker y incarne Gabrielle, chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public à cinquante-cinq ans, débordée par son travail et ses responsabilités. Quand une romancière jouée par Mélanie Thierry vient l’observer pour les besoins d’un livre, son équilibre vacille.

Pour écrire ce second long métrage, la réalisatrice a suivi une chirurgienne dans son service pendant plusieurs semaines. Elle revendique le portrait d’une femme épanouie, qui place son travail au centre de son existence sans renoncer à sa sexualité, à rebours des figures féminines sacrifiées de la littérature classique. Charles Berling, Laurent Capelluto et Marie-Christine Barrault complètent la distribution de cette comédie dramatique, présentée en compétition pour la Palme d’or à Cannes 2026.

Au cinéma le 9 septembre.

3. Les Ensorceleuses 2, de Susanne Bier : le retour des sœurs Owens

Vingt-huit ans après le film culte de 1998, Sandra Bullock et Nicole Kidman reprennent les rôles de Sally et Gillian Owens, deux sœurs issues d’une lignée de sorcières. Une malédiction ancestrale menace une nouvelle fois de détruire leur famille, cette fois aux côtés de la génération suivante.

Joey King, Lee Pace, Maisie Williams, Stockard Channing et Dianne Wiest entourent le duo, sous la direction de la Danoise Susanne Bier (Bird Box). Devenu culte dans les années 2000 malgré un accueil discret à sa sortie, le premier volet a bâti une communauté de fans qui attend cette suite depuis plus d’un quart de siècle. Warner Bros. a repris le projet après le rachat de la bibliothèque Village Roadshow, placée sous protection de la loi sur les faillites.

Au cinéma le 9 septembre.

4. Pressure, d’Anthony Maras : les 72 heures qui ont changé l’Histoire

Trois jours avant le débarquement de Normandie, une tempête menace de faire échouer la plus grande opération amphibie jamais organisée. Andrew Scott incarne James Stagg, le météorologue écossais chargé de livrer une prévision fiable au général Eisenhower, joué par Brendan Fraser, qui porte seul la responsabilité de lancer ou de reporter l’invasion.

Adapté de la pièce de David Haig, jouée à l’origine au Festival Fringe d’Édimbourg avant de rejoindre le West End, le scénario coécrit avec le réalisateur Anthony Maras s’appuie sur Kerry Condon, Chris Messina et Damian Lewis. Le film affiche 87 % d’avis favorables sur Rotten Tomatoes, la critique saluant la tension qu’un dilemme presque entièrement météorologique parvient à installer sur deux heures.

Au cinéma le 9 septembre.

5. Fauda, saison 5 : le retour du thriller israélien

Lior Raz reprend le rôle de Doron Kavillio dans une saison entièrement réécrite après les événements du 7 octobre 2023, pour ancrer le récit dans une réalité nouvelle. Un vieil ami entraîne Doron dans une mission de vengeance non autorisée, qui le conduit vers une infiltration périlleuse dont une partie se déroule à Marseille, une séquence finalement tournée à Budapest pour des raisons de sécurité.

L’actrice française Mélanie Laurent rejoint la distribution, aux côtés de Hakim Djaziri, Itzik Cohen, Doron Ben-David et Yaakov Zada Daniel. Onze épisodes composent cette cinquième saison, déjà diffusée en Israël depuis le mois de mai avant son arrivée mondiale, disponible en intégralité.

Disponible le 8 septembre sur Netflix.

6. Resident Evil, de Zach Cregger : la franchise se réinvente

Zach Cregger, réalisateur de Barbare et Weapons, prend en main un reboot complet de la franchise, sans lien avec les films portés par Milla Jovovich ni avec Bienvenue à Raccoon City. Austin Abrams incarne Bryan, un coursier médical dont la livraison tourne au cauchemar lorsque Raccoon City bascule dans le chaos.

Paul Walter Hauser, Zach Cherry et Kali Reis complètent le casting d’un film tourné à Prague et coécrit avec Shay Hatten, scénariste de la saga John Wick. À l’image, le chef opérateur Dariusz Wolski, fidèle collaborateur de Ridley Scott sur Prometheus et Alien : Covenant, apporte à ce reboot une texture plus soignée que ses prédécesseurs, jugés décevants par la critique comme par les fans depuis des années.

Au cinéma le 16 septembre.

7. Camarades, sur arte.tv : l’utopie de Vincennes

Mai 1968. L’État français vacille sous le coup d’une révolte étudiante et professorale. Pour contenir cette marée subversive, le pouvoir gaulliste imagine une solution aussi perverse que brillante : créer une université expérimentale loin des pavés parisiens. Claudine, prostituée du Bois de Boulogne, accepte d’infiltrer pour les Renseignements généraux ce nid de gauchistes qui a fait fuir sa clientèle bourgeoise. Mais à Vincennes, les étudiants ne sont pas les seuls révolutionnaires : Foucault, Bourdieu, Cixous et Wittig y croisent aussi leur route.

Benjamin Charbit et Dominique Baumard signent cette comédie historique qui mêle personnages réels ayant marqué la French theory et figures fictives. Manon Kneusé, récompensée du prix de la Meilleure actrice à Séries Mania 2026, porte le rôle de Claudine, aux côtés de Pierre-François Garel, Lulja Comar, Grégory Gadebois, Micha Lescot et Vincent Elbaz.

Disponible le 16 septembre sur arte.tv, diffusion sur Arte les 24 septembre et 1er octobre.

8. Garance, de Jeanne Herry : Adèle Exarchopoulos en pleine reconstruction

Trois ans après Je verrai toujours vos visages, qui avait valu à Adèle Exarchopoulos son deuxième César, Jeanne Herry retrouve son actrice pour un nouveau portrait de femme. Garance, jeune actrice alcoolique, traverse huit ans de déménagements, de rencontres, de fêtes et d’angoisses. Sara Giraudeau joue Pauline, sa compagne, dont la présence apporte une dimension supplémentaire à ce récit de reconstruction.

Pour préparer le rôle, Adèle Exarchopoulos est allée à la rencontre de femmes confrontées à l’addiction, tandis que Jeanne Herry s’est inspirée du parcours d’une femme qui lui avait confié son histoire. Présenté en compétition pour la Palme d’or à Cannes 2026, le film reçoit un accueil critique partagé, mais la performance d’Exarchopoulos fait l’unanimité.

Au cinéma le 23 septembre.

9. Digger, l’événement de la rentrée 2026

Alejandro González Iñárritu retrouve le cinéma anglophone pour la première fois depuis The Revenant, avec Tom Cruise dans le rôle-titre de Digger Rockwell, présenté comme l’homme le plus puissant du monde, magnat de l’énergie responsable d’une catastrophe écologique à mille milliards de dollars.

Grimé, alourdi et affublé d’un fort accent du Sud par Alessandro Bertolazzi et Kazu Hiro, Cruise change radicalement de registre après des décennies de blockbusters d’action, dans ce que la presse compare déjà au ton satirique du Docteur Folamour de Kubrick. L’an dernier, Iñárritu remettait lui-même à Tom Cruise son Oscar d’honneur, en lui promettant que d’autres récompenses suivraient. Sandra Hüller, John Goodman, Jesse Plemons, Riz Ahmed, Sophie Wilde et Emma D’Arcy l’entourent dans cette comédie noire tournée en 35 mm VistaVision par Emmanuel Lubezki. Warner Bros. présente le film comme le coup d’envoi d’une campagne aux Oscars pour Cruise, qui attend toujours une victoire en compétition malgré quatre nominations.

Au cinéma le 30 septembre.

10. The Social Reckoning, d’Aaron Sorkin : Facebook, seize ans après

Aaron Sorkin retrouve l’univers qu’il avait lui-même écrit pour The Social Network, sans reconduire à la réalisation David Fincher, qui avait longtemps qualifié l’idée d’une suite de projet risqué. Le film suit Frances Haugen, ancienne ingénieure de Facebook jouée par Mikey Madison, oscarisée pour Anora, qui sollicite l’aide du journaliste du Wall Street Journal Jeff Horwitz, interprété par Jeremy Allen White, pour révéler les Facebook Files.

Jeremy Strong succède à Jesse Eisenberg dans le rôle d’un Mark Zuckerberg plus âgé, entouré de Wunmi Mosaku, Betty Gilpin, Billy Magnussen et Bill Burr. Présenté comme un compagnon de film plutôt qu’une suite, le projet permet à Sorkin de raconter les conséquences de ce qu’il avait mis en scène en 2010, plutôt que d’en refaire l’origine.

Au cinéma le 7 octobre.

11. Karma, de Guillaume Canet : le dernier film d’un couple

Guillaume Canet retrouve le thriller vingt ans après Ne le dis à personne, avec Marion Cotillard pour leur neuvième collaboration. Le film suit Jeanne, qui tente de reconstruire sa vie dans un village du nord de l’Espagne aux côtés de Daniel, lequel ignore tout de son passé trouble. Quand Mateo, son filleul de six ans, disparaît mystérieusement, Jeanne fuit vers la France pour se réfugier dans la communauté religieuse où elle a grandi.

Denis Ménochet incarne le chef de cette communauté, Leonardo Sbaraglia et Luis Zahera complètent la distribution. Un mois après la fin du tournage, Guillaume Canet et Marion Cotillard ont annoncé leur séparation, faisant de Karma le dernier film qu’ils tournent ensemble en couple. Présenté Hors Compétition à Cannes 2026, où il a reçu une ovation de six minutes, ce thriller psychologique sort sous la distribution de Pathé.

Après l’échec critique d’Astérix & Obélix : L’Empire du Milieu, plusieurs critiques cannois saluent le retour en forme de Guillaume Canet, certains évoquant son meilleur film depuis Ne le dis à personne en 2006. Le scénario, plus convenu une fois basculé vers le récit de secte, recueille quelques réserves sur son manque d’originalité, mais l’intensité de Marion Cotillard et Denis Ménochet fait l’unanimité.

Au cinéma le 21 octobre.

12. Moulin, de László Nemes : Gilles Lellouche en chef de la Résistance

László Nemes, dont Le Fils de Saul avait remporté le Grand Prix à Cannes en 2015 puis l’Oscar du meilleur film international, revient en compétition avec un biopic sur Jean Moulin. Gilles Lellouche incarne le chef de la Résistance, arrêté en juin 1943 alors qu’il tente de réunifier les forces de l’Armée secrète. Lars Eidinger joue Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon qui l’interroge et le torture : Moulin garde le silence jusqu’au bout, un mutisme qui contribuera à faire naître un nouvel esprit de résistance en France.

Louise Bourgoin et Félix Lefebvre complètent la distribution de ce film, premier tourné en langue française par le cinéaste hongrois, salué par une critique majoritairement favorable à sa présentation cannoise. Gilles Lellouche a confié avoir longuement réfléchi à la responsabilité de porter à l’écran une figure aussi centrale de l’histoire française.

Au cinéma le 28 octobre.

Aussi à l’affiche pour la rentrée 2026

La rentrée 2026 réserve d’autres rendez-vous. Déjà en salle depuis le 26 août, The Dog Stars de Ridley Scott, porté par Jacob Elordi et Josh Brolin, a ouvert la saison sur un accueil critique sévère, entre scénario jugé convenu et comparaisons peu flatteuses à La Route ou The Last of Us. Le 9 septembre, jour le plus chargé de la saison, sortent également Les Héros du Louvre d’Élie Chouraqui avec Kad Merad, et Billie Melody de Christine Paillard avec Roschdy Zem. Le 23 septembre, Her Private Hell marque le retour très attendu de Nicolas Winding Refn au cinéma, dix ans après The Neon Demon, aux côtés du Fantôme de l’Opéra revisité par Alexandre Castagnetti.

Côté streaming, on retrouve Portée disparue sur Apple TV+ dès le 9 septembre, Mayday avec Ryan Reynolds sur Apple TV+ dès le 4 septembre, et Prisonnière 951, avec Narges Rashidi et Joseph Fiennes, sur arte.tv à la même date. Dix pour cent, le film, avec Camille Cottin, et les quatre saisons de Catastrophe rejoignent respectivement Netflix et arte.tv le 10 septembre. Enfin, Francis Lawrence signe Hunger Games : Lever de soleil sur la moisson, préquel centré sur la jeunesse de Haymitch Abernathy, attendu le 18 novembre.

Une adaptation très attendue des Misérables par Fred Cavayé, avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, doit également sortir cet automne. Sa date de sortie exacte varie selon les sources consultées ; nous la confirmerons dès qu’elle sera officiellement fixée.

Où et quand voir les films et séries de la rentrée 2026

Pour composer votre programme de rentrée 2026, voici le récapitulatif des dates. Au cinéma, la saison se densifie dès le 9 septembre avec Adieu monde cruel, La Vie d’une femme, Les Ensorceleuses 2 et Pressure. Suivent Resident Evil le 16 septembre, puis Garance et Her Private Hell le 23, Digger le 30 septembre, The Social Reckoning le 7 octobre, puis Karma et Moulin les 21 et 28 octobre.

Côté streaming, Prisonnière 951 et Mayday arrivent le 4 septembre, Fauda le 8, Portée disparue le 9, Dix pour cent le film et Catastrophe le 10, puis Camarades le 16 septembre.

Questions fréquentes sur la rentrée 2026

Quel est le film le plus attendu de la rentrée 2026 ?

Digger d’Alejandro González Iñárritu concentre l’attention, porté par la transformation physique de Tom Cruise et une campagne Oscars annoncée par Warner Bros. Le film sort le 30 septembre.

Quels films sélectionnés à Cannes 2026 sortent à la rentrée 2026 ?

Plusieurs films présentés à Cannes 2026 arrivent en salle à la rentrée : Adieu monde cruel et La Vie d’une femme le 9 septembre, Garance le 23 septembre, Karma le 21 octobre et Moulin le 28 octobre.

Quelles séries voir en streaming à la rentrée 2026 ?

Fauda saison 5 arrive le 8 septembre sur Netflix, Portée disparue le 9 septembre sur Apple TV+, et Camarades le 16 septembre sur arte.tv, aux côtés de Prisonnière 951 et Catastrophe.

Rentrée 2026 : entre grand spectacle et cinéma d’auteur

Cette sélection de films et séries de la rentrée 2026 traverse tous les genres. Cannes irrigue la saison de bout en bout, d’Adieu monde cruel à Moulin en passant par Garance et Karma, tandis que le grand spectacle américain s’incarne dans Digger, The Social Reckoning et le retour des Ensorceleuses. Entre salles obscures et plateformes, la rentrée 2026 regorge de propositions, et d’histoires à raconter derrière les histoires elles-mêmes.


Sélection sous réserve de changement de programmation par les distributeurs.

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