Burning – Chang-Dong LEE

À VOIR ABSOLUMENT – CHEF D’OEUVRE

Huit ans après le Prix du scénario décerné à Cannes pour « Poetry », le cinéaste sud-coréen Chang Dong LEE a réalisé « Burning »,  adapté de la nouvelle « Les granges brûlées « de Murakami, écrite en 1983, et extraite du recueil « L’éléphant s’évapore », inspirée de « L’incendiaire », de William Faulkner.

The great hunger

Jongsu, jeune coursier, rêve de devenir écrivain, et tombe par hasard sur Haemi. Elle le reconnaît immédiatement et se souvient de leur enfance à la campagne. Haemi est douce, s’endort n’importe où, à n’importe quelle heure, comme une enfant et Jongsu tombe amoureux d’elle. Elle a un chat qu’il ne voit jamais et lui demande de le nourrir pendant son voyage initiatique dans le désert du Kalahari. À son retour, Haemi lui présente Ben, rencontré à Nairobi, jeune comme eux, mais très riche. Ben possède une Porsche, un grand appartement dans le quartier riche de Gangnam. Haemi s’installe chez lui et Jongsu, invité, découvre le luxe. Ben explique simplement qu’il gagne sa vie « en  s’amusant » . Haemi, elle, danse « The great hunger », la quête du sens de la vie, appelée ainsi par les Bushmen qui la différencient de la petite faim, la faim de nourriture.

Entre temps, Jongsu écrit et travaille à la campagne, près de Paju où ne subsistent que les serres en plastique, quelques vieux agriculteurs et les voix de la propagande nord-coréenne hurlées jour et nuit dans les montagnes. Il assiste au procès de son père, et dont la colère a ruiné la vie de Jongsu, abandonné enfant par sa mère.

Un soir, Ben et Haemi lui rendent visite. Ben se vante de brûler des serres en plastique parce qu’il s’ennuie et confesse son envie d’en brûler une autre, bientôt. Une course au sens propre du terme s’ensuit pour Jongsu, qui court tous les jours dans la campagne, obsédé par la protection des serres laissées à l’abandon. Mais Haemi disparaît. Et Ben est déjà avec une autre femme. Jongsu commence alors son enquête, quête qui lui révèlera sa propre identité.

Les trois acteurs principaux , extraordinaires dans leur interprétation, incarnent l’errance, l’ennuie, l’abandon, le vide existentiel d’une génération désespérée qui se cherche, des jeunes femmes endettées qui ne savent plus quelle apparence choisir « (ne pas être maquillée ou être trop maquillée, ça ne va jamais » dit une femme dans la rue), l’abandon des campagnes, la politique et enfin la colère. Le film est imprégné d’une musique sublime composée par Mowg, où dominent les percussions, l’électro et le jazz (dont le sublime morceau « Ascenseur pour l’échafaud », de Miles Davis).

Ah In Yoo, Jongsu,  a joué entre autres dans « Veteran », «Sado » et « Touch as Iron ».  Haemi est jouée par Jong Seo Jun. «Burning » est son premier film. Les fans de série reconnaîtront Ben, joué Steven Yeun, le fameux Glen Rhee de « The walking dead », et K dans  « Okja », réalisé par Joon-Ho Bong.

La lumière de chaque plan, chef d’oeuvre de la photographie, réalisée par Alex Hong Kyung-Pyo renforce l’ambiguïté de l’histoire.

Chang-Dong LEE réalise un chef d’oeuvre, filmer le réel et l’irréel d’être humains confrontés à ce qu’ils ont de plus cher, leur âme.

A MUST SEE FILM – MASTERPIECE

Eight years after his Price in Cannes for the Best Script for « Poetry », the South Korean director, Chang-Dong LEE did « Burning » from the story by H. Murakami, written in 1993 in his book « The elephant vanishes » and inspired by « Barn Burning » by William Faulkner.

The great hunger

Jongsu, a young courier, dreams of being a writer, comes accross Haemi. She recognizes him et remembers of their childhood, living closed to each other in the countryside. Haemi is sweet, falls asleep anywhere and anytime like a child. Jongsu falls immediately in love with her. She has a cat that he never sees, and as she leaves for a initiatory journey in the desert of Kalahari, asks him to feed it. When she’s back, Haemi introduces him to Ben, met in Nairobi, young, but unlike them, very rich. Ben owns a Porshe, a big flat in the rich neighbor of Gnangnam. Haemi stays with him and Jongsu, as a guest, discovers luxury. Ben explains that he « makes a living by having fun ». Haemi is still searching for the meaning of life, as expressed by the Bushmen in the dance for « The great hunger » whom they distinguish from the « little hunger », the hunger for food.

Meanwhile, Jongsu works and writes near Paju, his father’s house, in the abandoned countryside, where plastic greenhouses and screaming voices from the North Korean propaganda are yelling twenty-four hours a day in the desert land. He attends the trial of his father, always in anger, who’s ruined Jongsu life, abandoned by his mother when he was just a child.

One day, at night’s fall, Ben and Haemi visit him. Ben boasts about burning old and abandoned plastic greenhouses and confesses to Jongsu his willing to burn another one soon. A race begins for Jongsu, in the full sense of the term, who runs everyday in the countryside to watch over the plastic greenhouses. But Haemi disappears. And Ben is already with another woman. His investigation turns into a quest, where he’ll find his own path.

The three main actors, extraordinary in their performance, embody wandering, the boredom, the abandonment, the existential emptiness of a generation desperately searching for itself, indebted young women who don’t know what appearance chose (« not wearing make-up or wearing to much make-up, it never goes well » says a woman in the street), a rural exodus, politics and finally, anger. The film is imbued with a sublime music which switches between drums, electro -minimal music, and jazz. (The great « Elevator to the Gallows » by Miles Davis).

The hero, played by Ah In Yoo, has been seen, among others, in « Veteran », «Sado » and  « Touch as Iron ».  Haemi is played by Jong Ses Jung, and « Burning » is her first film.

Series fan will recognize Steven Yeung, who played Ben and was Glen Rhee in « The Walking Dead » and K in « Okja », directed by Joon-Ho Bong. The light of each scene is a masterpiece of photography, enlightened by Alex Hong Kyung-Pyo and enforces the ambiguity of the whole story.

Chang Dong LEE did a masterpiece, filming the unreal and the reality of human beings faced to the things most dear to them, their soul.

BANDE ANNONCE – TRAILER

Distribution :

Réalisation : LEE Chang-dong

Scénario : OH Jung-mi et LEE Chang-dong

Une production Pinehouse Film et Nowfilm

Producteur délégué : LEE Joon-dong, LEE Chang-dong

Producteur exécutif : LEE Joon-dong

Coproduction : NHK

Directeur de production : KIM Hyun-mi

1er assistant réalisateur : HA Jung-su

Image : HONG Kyung-pyo

Son : LEE Seung-chul

Montage : KIM Hyun, KIM Da-won

Musique : Mowg

Costumes : YI Chung-yeon (Style7)

Décors : SHIN Jeom-hui

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